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Gérard et Franck se sont mariés !

Gérard et Franck, nos amis de D&J Lorraine, se sont mariés le 10 juin dernier. Ils nous expliquent ce que cela a signifié pour eux.

Gérard : J’ai 62 ans, je suis préretraité, adhérent de D&J depuis 5 ans, je participe activement au groupe de Lorraine, au groupe Prêtres (« Pécheurs d’hommes ») car j’ai été prêtre une vingtaine d’années, à la commission JAR et à la commission Solidarité.
Franck : J’ai 59 ans, je suis encore en activité, j’ai travaillé dans les wagons-lits et je suis aujourd’hui fonctionnaire. J’ai habité Paris, puis j’ai rencontré Gérard quand je me suis installé dans l’Est, par le biais d’Emmaüs dont Gérard était salarié et moi client.
Gérard : Nous avons voulu nous marier parce qu’on s’aime, on a confiance l’un dans l’autre, et on a pris conscience que le mariage nous ouvre des droits importants en cas de décès pour le conjoint survivant. On a voulu à la fois utiliser ce droit civique, ouvert aux personnes homosexuelles, et en même temps se protéger mutuellement.
Franck : Pour moi, il était temps de « quitter ma solitude », et je voulais rencontrer quelqu’un qui soit croyant comme moi pour construire quelque chose ensemble.
Gérard : Dès qu’on s’est rencontrés il y a 5 ans, on s’est mis d’accord sur notre projet de vie. Et si on vit ensemble, c’est pour être dans le respect l’un de l’autre dans la fidélité. Nous y voyons un lien avec notre foi (nous sommes catholiques). Pour préparer le mariage, nous avons constitué une petite équipe d’amis proches, dont faisait partie le prêtre de notre paroisse, qui est membre du Parvis (lien) comme moi. Nous avons voulu une célébration religieuse, et avons sollicité des témoignages d’amis et parents. Une amie a réécrit la prière du « Notre Mère/Père » qui a été priée par tous. Nous avons aussi chanté « aimer c’est tout donner », paroles de Sainte Thérèse de Lisieux. Au départ, on voulait faire la célébration dans une salle des fêtes, mais c’était trop petit. Alors François, notre prêtre, a accepté de mettre l’église du village à notre disposition. Pour lui, l’église n’appartient pas au prêtre, mais aux baptisés qui veulent y prier. Pendant la célébration, il a introduit le moment où nous avons échangé nos anneaux et il a béni l’assistance. Nous avons décoré l’église avec les couleurs de l’arc-en-ciel (merci aux parapluies de D&J !) et avons célébré l’Amour Universel de Dieu pour tou-te-s. Ainsi, tout le monde pouvait s’y retrouver et se sentir concerné et partie prenante.
Franck : Il y avait beaucoup d’hétéros dans l’assistance, mais le fait qu’on soit homos n’avait finalement plus aucune importance.
Gérard : Cela restait particulier, on ne peut pas le nier, mais on était là pour partager nos convictions spirituelles et notre foi. Et cela a été très bien perçu. En revanche, le maire de la commune, lui, n’était pas d’accord pour nous marier lui-même quand j’ai présenté notre dossier. Il a délégué une de ses adjointes, qui en fait a été très heureuse de célébrer notre mariage. Elle nous a lu un extrait du « Petit Prince » quand le Petit Prince apprivoise le renard, et c’était très sympa.
Franck : Je pense que « tout est possible » quand on s’aime et qu’on veut envoyer de la couleur et de la bienveillance partout. Les participants ont vu notre sincérité dans tout ce qu’on fait.
Gérard : Nous vivons notre rencontre comme un signe de la Bienveillance de notre Dieu. Une telle rencontre était assez improbable. Nous vibrons l’un et l’autre de l’Amour de Dieu et notre amour humain est imprégné de Son Amour. Je pense que, dans la célébration, c’était perceptible pour les participants. Dans le choeur de l’église, nous avions placé des feuilles présentant des associations sociales, religieuses, etc. pour que l’engagement vers les autres soit totalement présent. Sur nos anneaux, que l’on porte à la main droite, est gravé le mot « oui ». Nous les portons non pas comme des alliances traditionnelles, mais comme un signe d’une autre façon de vivre l’accueil, le service, le travail, l’amour. Ainsi, pour nous, en matière de célébration, entre tout et rien, il y a une troisième voie. A chacun de trouver dans son environnement et dans son Eglise quelles ouvertures sont possibles. Dans ce cas, il faut saisir l’occasion et faire passer le message, car c’est une Espérance pour aujourd’hui et demain.
Franck : Il est impératif que notre Eglise change, en beaucoup de choses, on ne peut plus rester comme 50 ans en arrière. Les églises de nos petits villages se vident complètement, plus de prêtre, plus rien du tout. Il faut que les personnes puissent revenir, mais plus dans la division. Les gens doivent pouvoir s’y parler. L’exclusion des divorcés, des homos, c’est fini tout ça ! Il est bon que les gens se parlent si on veut qu’ils reviennent dans les églises. Il n’y a pas d’exclus pour le Seigneur. Le Seigneur nous voit tels que nous sommes dans nos coeurs. Pour moi, notre mariage a changé beaucoup de choses, dans ma vie de tous les jours. A mon travail, je ne suis plus considéré comme un célibataire mais comme un homme marié, et mes collègues me voient sous un autre angle.
Gérard : Et moi je parle de « mon mari », même si cela surprend. Nous avons ainsi le sentiment d’être plus intégrés dans la société civile, en tant que personnes mariées, partageant les mêmes droits que tous les citoyens. Nous faisons partie des personnes qui croient en l’engagement à deux, c’est une valeur que l’on partage avec d’autres gens, même si cela ne parait plus dans l’air du temps. Notre maire nous regarde aujourd’hui moins comme des êtres bizarres. Nous nous sentons citoyens à part entière.
Franck : Nous sommes d’une génération où l’on se disait que jamais cela ne serait possible. Dans notre jeunesse, l’homosexualité était encore condamnée, il ne fallait surtout pas en parler, et encore moins du mariage des homos. On pouvait être bannis. Aujourd’hui, beaucoup de personnes de notre village de 500 habitants nous ont félicités et étaient très contentes pour nous. Et puis notre vie est différente, car nous avons des responsabilités l’un envers l’autre désormais. En cas de coup dur, nous serons là l’un pour l’autre.
Gérard : Notre message est que « tout est possible », même se marier dans une église et y célébrer l’Amour Divin ! C’est un merveilleux cadeau à se faire l’un à l’autre… et à la Communauté humaine.
Propos recueillis par Nicolas

Réunion du 15 septembre 2017

C’était la réunion de notre rentrée pour l’année 2017-18. Nous avons beaucoup discuté de l’organisation du groupe, surtout l’horaire des réunions futures. Il a été décidé de tenir les réunions d’automne et d’hiver un samedi en début d’après-midi: cela permet à nos membres des Vosges de faire le voyage de 100 km à la lumière du jour. Pendant l’hiver, certaines réunions pourraient avoir lieu dans les Vosges.

Il n’y avait pas de thème de discussion décidé à l’avance, mais une discussion spontanée s’est engagée autour de la question Suis-je à l’aise dans une célébration d’église? Certains d’entre nous ressentent un malaise  d’aller à la messe et (encore plus) de communier. Cela a l’air de signifier mon appartenance à cette Église institutionnelle qui en fait me rejette. Puis il y a le regard des autres: des gens qui n’approuvent pas ma vie de couple sont choqués de me voir communier. Les ‘bons chrétiens’ que je rencontre dans les paroisses sont souvent racistes et homophobes: comment puis-je supporter cela? Des réponses sont proposées: l’important est ma propre relation avec Dieu et peu importe ce que pensent les autres – les paroissiens sont le reflet de la société, ni meilleurs ni pires – nous avons tous nos limites et il faut prier pour nous aider les uns les autres à dépasser nos défauts.

Une lecture du livre de Krzysztof Charamsa – Yves du groupe de Nantes

Notre ami Yves du groupe D&J de Nantes a écrit cet article intéressant où il commente le récent livre de l’ancien prêtre Krzysztof Charamsa.

Que celui qui n’a jamais péché… (évangile de Jean 8, 7)

« La première pierre » de Krzysztof CHARAMSA.

Surprise, surprise ! C’est bien la 1ère fois dans notre groupe qu’un livre conseillé par l’un-e de nous génère un tel enthousiasme. Déjà 3 d’entre nous ont lu le livre témoignage de Krzysztof Charamsa. Faut-il que la présentation de Madeleine (lors de la rencontre Spiritualité Plurielle chez Pierre-Hugues) ait aiguisé l’intérêt de nombre d’entre nous pour savoir pourquoi et comment Mgr Charamsa en était venu à faire son coming out, à Rome fin 2015, en plein synode sur la famille !
Pour ma part, je suis resté un peu sur ma faim. Je m’attendais à y trouver des révélations fracassantes sur le fonctionnement de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF, ex Saint-Office, ex Sainte Inquisition) et les personnalités qui la composent. Il y aurait beaucoup de choses à dire et j’ai trouvé dans la revue française « Golias » (très critique par rapport à l’institution) plus de matière, notamment sur la façon intolérante, et donc intolérable, dont la CDF traite des auteurs « suspects » (je ne parle pas ici des inepties d’un Michel Onfray ou des journalistes qui régulièrement nous « révèlent » que Jésus était marié à Marie-Madeleine, mais de théologiens catholiques de qualité qui essaient de faire bouger les lignes).
Tout ce que Charamsa nous décrit c’est l’atmosphère délétère qui règne à la CDF où la délation pour homosexualité va bon train : « il suffit de dire sur un ton réprobateur ‘Comme chacun sait, il est homo’ pour détruire quelqu’un. La chasse aux homosexuels est une véritable obsession ». Le carriérisme et la course au pouvoir des prélats romains seraient comme un exutoire à une sexualité refoulée.
Ce que Charamsa ne dit pas assez fortement c’est que l’homosexualité est, en fait, « vécue » entre clercs gays – mais toujours de façon discrète, voire secrète, et parfois débridée. Hypocrisie ou schizophrénie ? A vous de décider, mais à coup sûr beaucoup de mal-être.
Et avant de dire tout le bien que je pense de ce témoignage, juste trois détails qui ont failli me faire abandonner la lecture. Que Charamsa se permette de déclarer, p. 134, que tous les Tziganes sont des « voleurs de poules » (bonjour les préjugés !), qu’il traite, p. 65, du célibat des prêtres en trois lignes (le sujet mériterait plus que de dire que c’est une règle du Xème s, ce que personne ne conteste), ou qu’il décrive l’Eglise, p. 60, comme un milieu fermé, rassemblant uniquement des hommes habillés en femme (quel manque de recul historique et culturel ! Dirait-il la même chose des moines bouddhistes ou des magrébins en djellabas ?).
On peut être sans doute déçu ou agacé de devoir attendre les tout derniers paragraphes de son livre pour connaitre le pourquoi du comment de son coming out. Mais tout ce qui précède est loin d’être inintéressant !
Une des critiques les plus sérieuses qu’il porte sur la Curie c’est cette arrogance de détenir la vérité, surtout en matière de mœurs et d’évolution sociétale (car en matière de dogmes on veut bien leur concéder une certaine supériorité sur les pauvres béotiens que nous sommes) sans avoir jamais pris le temps de lire aucune étude sérieuse sur la sujet (et ça ne manque pas !). D’où leur ignorance crasse sur les questions de genre, par exemple.
Bienvenues, également, sont les pages sur une institution « obsédée par le sexe », que ce soit au travers de l’insistance sur le biologisme (héritée de Thomas d’Aquin et de sa prétendue « loi naturelle ») ou les dérives de la confession qui semblait se focaliser sur les habitudes masturbatoires du pénitent, alors qu’il y a d’autres péchés beaucoup plus graves, comme la violence faite aux plus fragiles, l’indifférence mondiale envers les laissés-pour-compte de notre société, ou le saccage de notre planète.
Sur le sujet qui nous concerne, l’auteur avance (à partir de constations personnelles, malheureusement impossible à confirmer) qu’il y aurait dans l’Eglise catholique environ 50% de clercs homosexuels, loin devant les 7% de gays estimés dans le monde. Charamsa n’est pas le premier à relever cette ironie touchant une institution clairement homophobe (même si Elle le nie). Plus intéressante est son opposition violente (sinon originale) contre « l’Instruction » de Benoit XVI au sujet des séminaristes homos. Une Instruction qui, suspecte l’ancien prêtre, a dû faire beaucoup de mal à tous les prêtres homos en exercice qui se sont ainsi trouvés désavoués comme « des êtres incapables de nouer des relations normales de paternité et de fraternité ».
Je me suis reconnu dans la liste de tous les films (p. 181) et de tous les livres (p. 189) qui lui ont permis de construire son identité gay. Je me souviens, comme lui, avoir été terrorisé à l’idée qu’on me voit ralentissant le pas devant le présentoir de Gay Pied ou le rayon spécialisé en littérature gay à la bibliothèque. Entrer pour la première fois dans la librairie « Les mots à la bouche » dans le Marais parisien fut pour moi une libération. Plus de jugement !
Charamsa donne également une liste exhaustive de toutes les publications du Magistère (de 1975 à 2005), blessant la dignité des personnes homosexuelles. L’auteur exige que l’Eglise reconnaisse ses erreurs d’appréciation et envoie au pilon tous ses écrits scandaleux. Mais en aura-t-elle le courage ?
Cette lecture m’a permis de mieux comprendre la rage de certain-e-s de nos ami-e-s contre l’Eglise catholique. C’était aux JAR et François Maréchal et moi-même animions un atelier à partir du livre d’André Paul « Éros Enchaîné » ou comment l’Eglise, emboitant le pas à la misogynie et à l’homophobie antique, avait contribué à l’oppression machiste des femmes et des homos.
Plusieurs positions se sont exprimées durant cet atelier. De l’opposition violente, à l’indifférence (« je n’y crois plus »), du glissement vers l’EPUDF (l’Eglise Protestante Unie de France), au « ni partir, ni se taire » de la CCBF, (la Conférence Catholique des Baptisé-e-s Francophones).
Charamsa est lui-même traversé par ces différents courants. Citant le « mythe de la caverne » de Platon il affirme d’un ton militant : « Après un coming out, on n’a qu’un désir : retourner dans la caverne pour en libérer ses camarades prisonniers de leur aveuglement » ; et plus loin « On ne doit pas céder aux sirènes du ‘tu n’y peux rien !’ »
Mais il y a surtout de la révolte chez ce brillant théologien qui aurait pu faire carrière dans les corridors du pouvoir romain. Quand Benoit XVI a publié son Instruction pour interdire l’accès au sacerdoce pour les gays « tous les prêtres concernés auraient dû se retourner contre l’Eglise et claquer la porte ! ». Après avoir parlé de la confession qui culpabilise les catholiques en se focalisant sur les « péchés de la chair », Charamsa avoue : « Arrêter de me confesser fut pour moi un 1er pas vers la libération ».
Mais Charamsa n’est pas dupe, et il sait que ce qui empêche la majorité des prêtres de faire leur coming out c’est la certitude qu’ils seront brutalement rejeté, raillé par les amis d’hier, et finalement se retrouveront sans boulot, sans toit, sans avenir.
Mais, lui, a décidé de franchir le pas, certainement parce qu’il était amoureux d’Eduardo et que cet amour l’a soutenu.
Yves

Samedi 10 juin: Mariage de Franck et Gérard

Le 10 juin dernier,
Franck et moi (Gérard),
Nous nous sommes mariés civilement dans un village des Vosges.
Vous l’aurez compris, nous sommes deux hommes,
Et c’est la première fois que la mairie accueillait un tel couple non conventionnel !
Monsieur le Maire a choisi de s’éclipser de cette cérémonie colorée
Par l’arc en ciel de l’Amour Universel,
Laissant place très avantageusement à son adjointe, qui a accueilli
La foule des témoins avec beaucoup de délicatesse et de sympathie,
Imageant son discours du récit du Petit Prince rencontrant le renard….
La suite de la cérémonie se poursuivit à l’église du village,
Car la salle des fêtes n’était pas accessible aux ‘particuliers’ pour raison de travaux.
Ce devait être le plan de Dieu !
Nous avions organisé l’église tout autrement, pour une meilleure participation de tous
Et pour casser le schéma traditionnel.
Le cœur était empli de paroles, témoignages, photos, sur l’Amour Universel,
Tel que nous Le vivons dans nos familles et divers engagements associatifs et ecclésiaux…
Les drapeaux de l’arc en ciel siégeaient aux deux pupitres des prises de paroles…
Une dizaine de témoignages ont ouverts cette belle liturgie de l’Amour,
Émaillés de chants, danse spontanée sur le chant de Aimer à perdre la raison, et musique traditionnelle celte….
Une merveille d’expression du cœur et du corps….
Puis nous nous sommes échangés Franck et moi,
Nos déclarations d’Amour réciproques, par les chants de :
Demis Roussos : Quand je t’aime
et de
Grégory Lemarchal : Mon ange
Et nous nous sommes offerts l’anneau de l’Amour universel,
À la main droite, main du service, du travail et du partage,
Telle que nous concevons notre vie ensemble et avec les autres…
Anneau gravé du ‘oui’ à l’AUTRE.
La magnifique prière de la petite Thérèse de Lisieux : Aimer c’est tout donner
Animant le cantique de St Paul de 1Co 13 sur l’Amour plus grand que tout,
Chantée et orchestrée par Sylvie Buisset et la communauté des Béatitudes
Et un Notre Mère-Père composée par une amie chrétienne,
Ont également accompagné notre recueillement et notre prière.
François, le prêtre local, a enfin béni l’assemblée,
Assurant que Dieu est partout où il y a Amour, prière, partage… Fraternité…
Nous nous sommes quittés en nous tenant tous la main, pour dire Merci à Dieu
De nous aimer autant, pour exprimer notre joie et notre émotion qui pouvait se libérer,
En écoutant L’envie d’aimer des 10 commandements…
Gérard et Franck sont membres actifs de l’association David et Jonathan.
Gérard est prêtre, dispensé de ministère depuis 19 ans.

Pique-nique ‘républicain’ du 14 mai 2017

En lien avec la Journée internationale de lutte contre l’homophobie (le 17 mai), le Kreuji a organisé le dimanche 14 mai un pique-nique au Parc de la Pépinière. Des membres de D&J ont tenu un stand pour accueillir les personnes intéressées. Beaucoup des passants ont exprimé leur solidarité avec nous. Il y a eu quelques discussions assez approfondies.

Réunion du 19 mai 2017

À cette réunion notre sujet de discussion était: Qu’est-ce que je fais à rester dans l’Église? Chacun a donné son point de vue. Pour certains c’est une question de rester dans l’Église qu’ils connaissent depuis l’enfance. D’autres ont réussi à trouver leur niche dans l’institution où ils se sentent à l’aise. Tous ont un sentiment de ne pas être vraiment les bienvenus, mais on reste dans l’Église malgré tout.

Lors de cette réunion nous avons accueilli un diacre permanent envoyé par le diocèse de Toul-Nancy. Il nous accompagnera au cours de nos réunions futures.

Réunion du 21 avril 2017

Exceptionnellement notre réunion d’avril s’est tenue un vendredi soir et dans les locaux du Kreuji, 83 rue des Quatre Églises, Nancy. Notre discussion avait pour thème Mon parcours spirituel. Chacun de nous a raconté son histoire avec ses moments de vision claire, ses moments d’obscurité et de douleur. Tous ont trouvé que la foi représente un point de repère essentiel pour la vie.

Réunion du 25 mars 2017

Nous nous sommes retrouvés le samedi 25 mars de 12h00 à 16h30 pour notre réunion mensuelle. Après le repas partagé, nous avons discuté sur la question: Où est le péché dans la sexualité? Deux attitudes se sont exprimées. Selon la première, une sexualité libertine (non monogame) peut être moralement acceptable, tant qu’elle est vécue dans la transparence. Selon la seconde, il ne convient pas de réduire la sexualité à une simple question de plaisir, même partagé dans la transparence. La sexualité peut exprimer un lien très fort entre deux personnes et prendre ainsi une valeur qui ouvre vers le spirituel. À la fin de la discussion, les participants sont restés chacun sur sa position. Nous nous sommes séparés dans la bonne humeur.

Réunion du 25 février 2017

Le samedi 25 février notre réunion a eu lieu, comme d’habitude, dans la paroisse de la Vierge des Pauvres. Nous avons discuté du texte de Genèse 19 qui raconte l’histoire de Sodome et Gomorrhe. Certains d’entre nous ont été étonnés de se rendre compte que le péché de Sodome n’était pas ce qu’ils croyaient. Les habitants de Sodome ont surtout manqué à cette vertu essentielle du Moyen Orient: l’hospitalité. Leur projet de faire violence (un viol) à des visiteurs étrangers a confirmé leur nature xénophobe. Les seules fois où Jésus lui-même fait référence à Sodome, c’est pour fustiger des villes qui ont refusé de l’accueillir lui (Matthieu 11,23) ou ses disciples (Matthieu 10,15; Luc 10,12).