Tous les articles par Webmaster Lorraine

Quand quelqu’un pique une crise…

Imagine-toi que quelqu’un s’enferme exprès dans une petite pièce. Il te fait ensuite savoir qu’il ne peut pas te parler de quelque chose… parce qu’il est enfermé dans une petite pièce. Et il le justifie en disant : « On ne peut pas, parce qu’on te dit qu’on ne peut pas, parce qu’on t’a déjà dit qu’on ne peut pas ».

Un tel acte s’appelle « piquer une crise ». Il ne vise pas à te renseigner sur quoi que ce soit, sauf, accessoirement, sur la suffisance du locuteur et son enfermement dans une logique circulaire. Il ne vise qu’à interrompre tes activités, jouer avec tes nerfs et tenter d’exercer un pouvoir sur toi. Cela vise la fin de tout dialogue et l’imposition d’un absolu. Le type d’absolutisme que nous associons aux colères des enfants.

Heureusement, les adultes le savent, l’enfant colérique n’a sur toi que le pouvoir que tu lui accordes.

Je ne dis pas tout cela comme une insulte à la CDF, dont les éminents membres savent certainement à quels jeux de communication ils jouent avec le Synode allemand. Je le dis pour offrir une protection à ceux qui sont blessés et scandalisés par ce Responsum. Car lorsque tu perçois que quelqu’un pique une crise, tu risques moins d’être blessé par ce qu’il dit pendant la crise. Tu risques moins de penser que cela te concerne. Tu pourras percevoir quel fantasme auto-entretenu est à l’œuvre.

Ceci étant dit, il semble bien que dans ce Responsum la CDF pique une crise, comme un caprice d’éducation refusée. Elle se pose elle-même une question et donne une réponse auto-référentielle : une réponse conçue comme un acte de pouvoir, et non de dialogue.
Elle se justifie alors par une logique circulaire. En supposant l’hétérosexualité intrinsèque de tous les êtres humains, la CDF déduit une tendance objectivement désordonnée et des actes intrinsèquement mauvais chez les deux partenaires de toute relation homosexuelle. Ainsi elle arrive à l’unique réponse qui s’offre à elle. Et elle se cite abondamment pour le démontrer.

Voilà toute la tristesse de la situation : nos frères (eh, oui !) sont enfermés dans un discours « d’objectivité » qui n’a que peu de relation avec la réalité de la Création telle qu’elle se révèle à nous et à laquelle nous participons. Et ils y resteront enfermés à courir dans cette cage d’écureuil jusqu’à ce qu’un pape ou un concile les libère et les autorise à passer à autre chose.

Une question clef pour ne plus piquer de crise est la suivante : Comment fait la Sagesse Divine pour nous révéler – dans les faits et en pratique – l’intelligibilité de toutes choses créées et nous convertir ainsi, par notre participation intelligente et active à la Sagesse créatrice, en filles et fils de Dieu, héritiers de la Création ?
Ce que nous avons appris depuis une centaine d’années sur les phénomènes désignés par LGBT+ sert comme un bon test de notre manière de répondre à cette question. Là où une morale effrayée ferme les portes, la Sagesse, en commençant par ceux que nous avons rejetés, déploie la réalité de l’être, ce qui nous permet d’expérimenter le pardon de notre vertu étriquée et de notre dureté de cœur, et de faire le tri de nos peurs et de nos illusions. Nous parvenons ainsi à découvrir notre prochain comme nous-mêmes, et à quel point nous sommes aimés.

Seule une anthropologie théologique de la découverte qui nous accompagne dans nos découvertes peut nous aider ici. Non pas une anthropologie qui exige une série de déductions à partir de principes supposés fondamentaux, pour ensuite éjecter les éléments de la réalité qui ne lui conviennent pas.

Passons maintenant au sujet des bénédictions, celles données aux couples de même sexe, reçues et partagées par eux : Notre-Seigneur nous enseigne que nous reconnaissons l’arbre à ses fruits. Il nous convoque à un apprentissage. Celui-ci nous amène à découvrir des choses à bénir, des formes de béatitude anciennes et nouvelles. La puissance et la gloire du Créateur tendent à se manifester dans notre devenir, alors que nous discernons pour quoi nous sommes et qui nous sommes. Cet apprentissage est tout spécialement béni lorsque nous nous découvrons pardonnés d’avoir mal catégorisé des groupes de personnes et lorsque nous découvrons que la vie est plus riche et meilleure pour tous quand ces personnes sont encouragées à vivre ce qu’elles sont.

La CDF confrontée à tel arbre et à ses fruits, nous assure que puisque l’arbre n’est pas de l’espèce attendue, ses fruits sont forcément mauvais. Cela ne constitue pas un apprentissage. C’est s’en tenir à une étroitesse du sacré qui permet à ses thuriféraires de se dispenser de tout apprentissage.

Je suis ravi de savoir que beaucoup de catholiques apprennent à ne plus piquer de crise, mais à adhérer davantage à Notre Seigneur. Le Responsum ne doit pas nous dissuader de bénir Dieu au moment où nous découvrons à quel point il nous bénit.

James Alison                 Madrid le 20 mars 2021.

Séminaire vidéo sur la bénédiction des couples de même sexe

Le soir du 25 janvier 2021, le Forum Européen des Groupes LGBT Chrétiens plus spécifiquement son Group de travail catholique – a organisé un séminaire par Zoom pour discuter des liturgies de bénédiction pour les couples de même sexe. Les intervenants étaient deux théologiens laïcs allemands, Dr Julia Knop de l’Université d’Erfurt et David Walbelder de Bonn. Il y avait 25 participants de toute l’Europe en plus des intervenants.

Pour commencer, David Walbelder, qui travaille avec l’AKF (Groupe de travail pour l’éducation catholique des familles), a parlé d’un livre que l’AKF vient de publier. Ce groupe de travail a fait la collecte de textes de liturgies de bénédiction pour toutes les personnes exclues d’un mariage catholique et pas seulement des couples de même sexe. Des prêtres ont contribué 32 exemples de textes. Certains textes n’avait pas été mis par écrit, d’autres étaient des adaptations de bénédictions pour des couples hétérosexuels. Au départ cette collecte était confidentielle, mais plus tard il a semblé utile de publier ces textes, surtout que l’AKF avait été sollicité à ce sujet par une maison d’édition catholique. Le livre contient 20 exemples de textes, avec des commentaires et des analyses de l’ensemble collecté. Le livre de prétend pas juger les textes ou faire des recommandations sur ce qu’il faudrait faire ; c’est un point très important qu’il s’agit simplement de faire un constat de ce qui se fait. Plus de la moitié des textes visaient des couples de même sexe et presque tous les textes prévoyaient de faire appel à des « professionnels de la pastorale » pour présider à ces cérémonies. Un évêque allemand Mgr Schepers d’Essen a accepté d’écrire une préface au livre en vue du fait qu’il s’agissait d’un simple constat et non une justification. Depuis sa publication en 2020, le livre n’a provoqué que des réactions positives, sans aucune plainte des catholiques conservateurs.

Le deuxième intervenant était Julia Knop, professeur de Dogmatique dans la Faculté de théologie de l’Université d’Erfurt. Voici un résumé de ses propos.

La dogmatique étudie la façon d’agir de l’Église et sa manière de justifier ses actions. Concernant l’homosexualité, il y a beaucoup de contradictions dans la position de l’Église, mais même la meilleure théorie est mauvaise si elle fait mal aux personnes. Justifier sa position en disant ‘C’est la volonté de Dieu’ est trop facile.

Comment améliorer la théorie ? En dépit de ce qu’elle essaie de faire croire, l’Église a toujours évolué et elle s’est adaptée à l’environnement social : la doctrine actuelle sur le mariage n’a qu’une centaine d’années. Elle insiste sur le complémentarité entre les époux, de cette façon le mariage ne peut être qu’hétérosexuel, puisqu’il faut que les époux puissent devenir parents. En effet, la sexualité est toujours suspecte pour l’Église et la seule façon de la justifier est le désir d’un enfant. Ce soupçon devient agressif dans le cas de l’homosexualité. Dans la doctrine de l’Église, l’homosexualité est vue comme une maladie qui mène au péché. Voilà pourquoi on refuse les bénédictions : on ne peut bénir ni une maladie ni un péché. L’Église doit changer sa position de manière nette et en public, avec un geste de repentance. Elle doit se rendre compte que la diversité sexuelle est normale et naturelle : elle fait partie de la Création. L’Église n’interdit pas le mariage de couples hétérosexuels stériles mais étendre cela aux couples de même sexe serait possible seulement si on accepte que l’homosexualité fait partie de la Création.

Des questions venant des autres participants ont clarifié certains points.

Le pape François et les unions civiles

Des journalistes nous annoncent que dans un nouveau documentaire Francesco, le pape François aurait parlé en faveur des unions civiles pour les couples de même sexe. Les réactions à ces propos ont été nombreuses, parfois pinailleuses, parfois outrées: pour certains il s’agirait d’une opinion privée du pape qui n’a aucune portée vis-à-vis de l’Église, selon d’autres c’est juste la position que le pape a déjà prise dans le passé lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, selon d’autres enfin l’union civile ne suffit pas.

Il est évident que d’un certain côté ces propos ne représentent qu’une petite remarque de plus venant de ce pape qui en a l’habitude et que cela n’a aucun effet sur la doctrine officielle de l’Église. Par rapport à sa position précédente, cependant, il y a une différence: à l’époque il s’agissait d’empêcher les personnes LGBT d’obtenir le mariage civil. Dans le cas actuel, le pape justifie sa position en disant que les couples de même sexe ont besoin de protection légale. Une telle position montre que ce pape ne peut pas être d’accord avec la doctrine qui dit que les actes homosexuels sont des péchés mortels qui méritent une éternité en enfer. Ou alors pourquoi faudrait-il protéger des unions où de tels actes se produisent?

S’il est vrai que ces remarques n’ont aucune valeur contraignante pour l’Église, elles sont tout de même une invitation à chaque catholique de réfléchir à sa propre perception de ces couples. Cette invitation doit être surtout marquante dans les parties de l’Église où des ecclésiastiques mènent campagne en faveur de l’ostracisme ou de la persécution des personnes homosexuelles: comme certains pays d’Afrique, la Pologne et même les États Unis.

Nous ne pouvons qu’espérer que de nombreux catholiques réfléchissent et se rendent compte que les couples de même sexe sont surtout des personnes qui s’aiment, qui pratiquent le soutien mutuel et l’entr’aide, qui sont capables de se sacrifier l’une pour l’autre.

L’amour de Dieu est-il vraiment pour nous?

N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. St Paul, Épître aux Romains, 13,8

Notre Catéchisme actuel affirme, en corollaire de la condamnation par l’Église des actes génitaux homosexuels, que la « propension » de l’homosexualité est « objectivement désordonnée ». Cet enseignement est très problématique. Comme nous le savons tous, la sexualité est fondamentale pour notre humanité. Elle englobe bien plus que les expériences génitales, car elle a un impact sur nos relations fondamentales avec les autres. L’enseignement du catéchisme finit par laisser entendre que la capacité des personnes non hétérosexuelles à établir des relations avec elles-mêmes et avec les autres est corrompue à la base. Mais si les personnes LGBT sont fondamentalement déficientes dans leurs relations avec les autres, comment peuvent-elles aimer ou être aimées par quelqu’un? Comment peuvent-elles même faire l’expérience de l’amour de Dieu pour elles?

La réponse, bien sûr, est que les personnes LGBT sont capables d’aimer, et elles le font. L’enseignement est tout simplement erroné et, pire encore, il est nuisible. Il pousse certains catholiques LGBT à vivre dans un état angoissé de remise en question de chacun de leurs gestes. Je crains que certains catholiques LGBT ne soient jamais vraiment capables de « goûter et voir comme est bon le Seigneur » (Psaume 34,9), non pas à cause de leur sexualité, mais parce que l’enseignement actuel de l’Église leur fait comprendre qu’ils ne peuvent pas faire confiance à leur propre capacité de reconnaître, de donner et de recevoir de l’amour.

Rendons grâce à Dieu que le Saint-Esprit répandu si abondamment à la Pentecôte n’a jamais été trouvé exclusivement dans les déclarations des documents de l’Église. L’Esprit n’est pas scellé dans un catéchisme. Nous sommes nous-mêmes scellés par le Saint-Esprit, et nous qui sommes impliqués dans la défense des LGBT pouvons assurer à ceux qui ont été traumatisés par l’enseignement de l’Église que l’amour de Dieu pour eux n’est pas « trop beau pour être vrai », qu’il n’est pas tenu à distance par ce que Dieu a fait d’eux, et qu’il n’est pas une énigme qu’ils doivent passer leur vie à essayer de résoudre de manière tortueuse.

Nous qui avons fait l’expérience de l’amour de Dieu, qui n’est pas ‘trop bon pour nous’, nous devenons les prophètes de l’évangile de l’amour, l’amour de Jésus-Christ, l’amour qui est notre pain quotidien. Nous pouvons l’annoncer sans relâche et passionnément. Nous arrivons à aimer comme Dieu nous aime. Et cela, dit saint Paul, est la seule chose que nous nous devons les uns aux autres.

Chris Kellerman, SJ, 6 septembre 2020

Le récit biblique de la création : entre le fondamentalisme et la population LGBT

Par Luís Corrêa Lima *

L’un des principaux piliers du credo chrétien est la foi en Dieu comme créateur du ciel et de la terre. Cela inclut le monde, la nature et les êtres humains en tant que créations divines, l’œuvre d’un être puissant et bon, conçue pour faire briller sa gloire et pour partager sa vie. Le récit biblique de la création, contenu dans les premiers chapitres de la Bible, a marqué la tradition judéo-chrétienne et la culture humaine. Au commencement de tout, il n’y a pas le chaos, mais Dieu Lui-même. Par sa parole viennent la lumière, les étoiles, les eaux, les continents et la vie. L’humanité vient du souffle divin sur la matière, se constituant comme image et ressemblance divine et gardienne de la création. Dans ce récit, de nombreuses générations ont trouvé un sens à la vie, au bonheur, à la famille, à la civilisation, aux normes régissant la société, et aussi à la lutte contre le mal et la mort.

Au fil du temps, des questions se sont posées sur certains points : la création de l’univers en six jours, la terre est venue avant le soleil et les étoiles, l’homme est venu tout droit de la poussière de la terre et la femme est sortie de la côte de l’homme. La domination masculine sur la femme (‘tu seras attirée par ton mari et il te dominera’ – Genèse 3,16) a également été remise en question.

En réponse à ces questions, un attachement sans compromis à la lettre du texte biblique, le fondamentalisme, est apparu à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. La Parole de Dieu, inspirée par Lui, était censée être sans erreur et devait être interprétée littéralement dans tous ses détails. A ceux qui ont osé le remettre en question au nom de la raison, le dilemme a été posé depuis longtemps : ‘soit tu crois, soit tu penses.’ Ce réservoir idéologique a aliéné de nombreuses personnes de bonne volonté de la religion chrétienne.

Heureusement, l’évolution de la science et de la société a également conduit les chrétiens à lire les textes sacrés d’une autre manière, les libérant ainsi du dilemme pervers. Avec le Pape Pie XII et plus tard avec le Concile Vatican II, l’Église catholique a assimilé les méthodes scientifiques d’interprétation de la Bible, en y incorporant l’aide de diverses sciences, de l’archéologie à la littérature. Le lecteur contemporain doit rechercher le sens que les auteurs sacrés, dans certaines circonstances, selon les conditions de leur époque et de leur culture, ont voulu exprimer en utilisant les modes ou les genres littéraires alors utilisés. Il faut tenir compte des manières de sentir et de raconter en usage à leur époque, ainsi que de la manière dont les relations entre les hommes à cette époque étaient employées. C’est ainsi que la Parole de Dieu est venue à nous : non pas dictée par Lui, mais inspirée, portant aussi les marques de ses racines historiques.

Le fondamentalisme n’a pas cessé d’exister et d’avoir beaucoup de force. Mais aujourd’hui, l’Église met en garde contre ce risque : en refusant toute remise en question ou recherche critique, il introduit dans la vie des fidèles une fausse certitude, confondant les limites humaines du message biblique avec la substance divine de ce message. Cela invite implicitement à une forme de ‘suicide mental’. Contre toute évidence, les chrétiens fondamentalistes continuent de prétendre que le monde a été créé en six jours, que la femme est sortie de la côte de l’homme et doit être dominée par lui.

Aujourd’hui, une autre question se pose : la réalité de la population LGBT qui est devenue visible dans le monde contemporain. Il est nécessaire d’approfondir la réflexion sur la création de l’être humain dans la dualité de l’homme et de la femme. Sans nier cette dualité originelle et sa valeur, il faut noter que tous les gens ne sont pas hétérosexuels et ne s’identifient pas tous au sexe qui leur est attribué à la naissance. Ce n’est pas leur choix, mais quelque chose de constitutif de leur être, avec des composantes biologiques et psychosociales. Ce sont des visages de la diversité complexe entre les hommes et les femmes, qui ne peut être simplifiée dans une lecture superficielle et approximative. On ne peut pas imposer à tous de vivre comme hétérosexuels et de s’identifier à leur sexe de naissance.

Dans cette diversité complexe donc, l’être humain reste une création divine, l’œuvre d’un être puissant et bon, destiné à briller de sa gloire et à participer à sa vie.

* Luís Corrêa Lima est un prêtre jésuite et professeur à l’Université Pontificale Catholique de Rio de Janeiro. Il travaille avec la recherche sur le genre et la diversité sexuelle, et sur l’accompagnement spirituel des personnes LGBT.

Le pape François condamne la persécution des personnes homosexuelles

En s’adressant à l’Association Internationale du Droit Pénal le 15 novembre 2019, le pape a parlé des menaces contre le bien commun qui comprenaient une résurgence de « symboles et actions qui sont typiques du nazisme. »

« Ce n’est pas un hasard si les emblèmes et les actions typiques du nazisme réapparaissent parfois. J’avoue que lorsque j’entends certains discours, certains responsables du maintien de l’ordre ou du gouvernement, cela me rappelle les discours de Hiltler en 1934 et 1936. Aujourd’hui ce sont là des actions typiques du nazisme qui, avec sa persécution des juifs, des gitans et des personnes d’orientation homosexuelle, représente le modèle négatif par excellence de la culture du rejet et de la haine. C’est ce qui a été fait à l’époque et aujourd’hui ces choses renaissent. Il faut être vigilant, tant dans le domaine civil que dans le domaine ecclésial, pour éviter tout compromis possible – qui est supposé être involontaire – avec ces dégénérescences. »

Veillée de prière pour les victimes de l’homophobie

Depuis une dizaine d’années il existe un mouvement, initié en Italie, qui promeut l’organisation de Veillées de prière autour de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, le 17 mai.

Le samedi 18 mai à 19h30, une telle Veillée de Prière a eu lieu dans l’église Saint-Sébastien du centre de Nancy. Environ vingt-cinq personnes (femmes et hommes) ont assisté à cette célébration, organisée par le Service diocésain Homosexualité et Vie Chrétienne du Diocèse catholique de Nancy-Toul. Cette cérémonie a reçu l’approbation de l’évêque Mgr Jean-Louis Papin ; le Vicaire général y a été présent et a prononcé la bénédiction finale. Des membres de D&J ont participé à la préparation de cet événement et d’autres membres du groupe local y ont assisté. Nous avons eu le grand plaisir de trouver dans l’assistance, quelques habitués de l’église Saint-Sébastien qui s’étaient déplacés spécialement pour cet événement. Dans cette cérémonie, il y a eu un texte introductif, des chants accompagnés par le grand orgue, deux témoignages, des intentions de prière et deux lectures de textes bibliques. Le texte de l’Ancien Testament était celui choisi par nos amis italiens comme thème pour cette année: Ne crains pas, car je t’ai acheté ; je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi… Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime (Is 43, 1-4). Après cette cérémonie, nous nous sommes retrouvés au fond de l’église pour partager le verre de l’amitié. Tous les participants ont trouvé cet événement émouvant et nous ont encouragés à refaire une veillée l’année prochaine.

Mgr Ribadeau-Dumas

Le dimanche 7 octobre 2018 à Saint-Mandé, lors du weekend de rentrée de Devenir Un En Christ, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, secrétaire général de la Conférence des Evêques de France, a donné une conférence puis a répondu aux questions.

Au cours de la séance Questions/réponses, Mgr Ribadeau-Dumas a notamment déclaré:

« Je pense qu’il y dans toute relation d’amour vrai quelque chose qui nous dit de l’amour de Dieu, quelle que soit cette relation. Vous savez qu’en 2013-2015 les évêques ont écrit des déclarations dans le cadre du vote de la loi Taubira. Et pour la première fois ils ont parlé de la relation homosexuelle et de la relation d’amour entre deux personnes du même sexe en disant qu’il y avait quelque chose de Dieu qui se disait là-dedans. J’en suis intimement persuadé… Comme dans toute relation humaine il y a des imperfections, … mais je crois qu’il y a vraiment quelque chose qui se dit de l’amour de Dieu dedans… Un amour vrai c’est un amour qui se donne, un amour qui pardonne qui va au-delà dans le don parfait, qui refuse d’enfermer l’autre dans ce qu’il a commis, un amour qui va jusqu’à donner sa vie pour celui-celle qu’on aime. Cet amour-là ne peut pas ne pas nous dire quelque chose de l’amour de Dieu pour nous…

« Je me souviens de deux amis que j’aime beaucoup, deux hommes qui sont mariés qui ont une petite fille et qui m’ont dit: ‘On est allé à la saint Valentin à la paroisse et on s’est fait jeter.’ Je leur ai dit: ‘Ouais vous êtes gentils les gars, mais peut-être que vous auriez dû dire au curé: Est-ce que tu crois qu’on peut aller à la saint Valentin?’ Je comprends que cela soit blessant, mais je comprends aussi qu’il y a un temps pour tout, comme dit l’Ecclésiaste. Les choses progressent…  Je comprends votre impatience mais laissons le temps au temps, c’est quand même rassurant les progrès qui ont été faits pour se dire qu’il y en a d’autres qui seront faits. Au cœur de l’Église soyez l’amour pour aimer et de l’intérieur faites-la avancer dans cette reconnaissance dans cet amour. »

 

Quinzaine nancéienne contre l’homophobie et la transphobie 2019

Le programme – du 13 au 31 mai

Du 13 au 31 mai
Exposition “Les nancéiens se lèvent contre les LGBTPhobies” – photographies de François Noseda
Grand Hall de l’Hôtel de Ville (ou Place Simone Veil)
Vernissage lundi 13 mai à 18 heures

Du 13 au 31 mai
Exposition “Cristallin” – photographies de Nathalie Dumas
Maison LGBTI Le Kreuji – 15 rue du Maure qui Trompe
Vernissage lundi 13 mai à 19h30 à l’occasion de l’inauguration du nouveau local du Kreuji

Lundi 13 mai à partir de 19h30

Inauguration du nouveau local du Kreuji
Maison LGBTI Le Kreuji – 15 rue du Maure qui Trompe

Du 16 au 22 mai

Exposition “Aphrodite” par Benjamin Bertholin
Galerie Neuf – 9 rue Gustave Simon
Vernissage samedi 18 mai à 18h30

Vendredi 17 mai – Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie
18h30 : Table-ronde “contre la haine” en partenariat avec la LICRA
20h30 : Spectacle « Regarde maman, je danse », seul en scène de Vanessa Van Durme avec Claude Lecarme – en partenariat avec la Compagnie L’Autre Scène
Grand Salon de l’Hôtel de Ville – Place Stanislas

Samedi 18 mai
De 15h à 18h : Grand Show “Better Together, des talents pour la tolérance” avec :
  • Pep’s impro

  • Concert des musiciens et chanteurs de la Music Academy International

  • Les danseurs du SUAPS Nancy

  • Les danseurs de Street Harmony (Flash Mob)

Auditorium du Parc de la Pépinière

19 heures : Vernissage de l’Exposition “Aphrodite”
Galerie Neuf – 9 rue Gustave Simon

Dimanche 19 mai à 15 heures
Théâtre comique avec “Les pieds dans le plat”, une pièce de et avec Gwen Galbert et David Masson – en partenariat avec la Compagnie Bulles de Rêve
Salle Raugraff – 13 rue des Ponts

Mercredi 22 mai de 18h30 à 22 heures

Soirée courts métrages LGBT
Au programme :

  • Apéritif dinatoire

  • Diffusion du film “Reste avec moi”

  • Diffusion du film “Et si…”

  • Diffusion du film…

  • Débat

Du 23 au 29 mai
Exposition de Dimitri Lam
Galerie Neuf – 9 rue Gustave Simon
Vernissage jeudi 23 mai à 18h30

Vendredi 31 mai

Soirée de clôture de la Quinzaine – programme surprise
Maison LGBTI Le Kreuji – 15 rue du Maure qui Trompe